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Anouchka Boiteux

Toute personne visitant la Namibie prend part à un safari à un moment ou un autre. Les parcs nationaux, réserves privées et centres de réhabilitation regorgent d’animaux sauvages ; petits ou grands, sombres ou colorés, tapageurs ou discrets. Dès votre première étape, il est fort probable que vous croisiez la route d’autres voyageurs qui ne manqueront pas de vous raconter leurs aventures animalières avant même que vous n’ayez déballé vos affaires !

Alors comment vivre vous aussi de telles expériences ? Vous êtes en droit d’avoir des attentes élevées, mais ne soyez pas trop déçu(e) si vous ne parvenez pas à toutes les combler. Après tout, les reporters de National Geographic Wild ont passé près de 2 ans sur place pour produire un documentaire d’une heure tout au plus !

Voici quelques conseils pour vous aider à profiter au maximum de votre safari.

Léopard mâle © AfriCat Foundation

Guides naturalistes

Consulter ces livres constitue une bonne base. Ils sont par exemple disponibles aux camps d’Okaukuejo, d’Halali et de Namutoni, dans le parc national d’Etosha. N’hésitez pas à vous enquérir des observations des voyageurs précédents ; il n’est pas rare que certains spots soient régulièrement visités pas les mêmes animaux.

Moment de la journée
  • Matin : Les safaris matinaux sont destinés aux amateurs de calme et de silence. L’aube offre de superbes opportunités d’observation de la faune. Les brumes de l’aurore accentuent les teintes rouges du ciel, promettant une expérience animalière unique. Les lions rentrent de la chasse. Les animaux quittent leur cachette nocturne pour se réchauffer au soleil, se toiletter mutuellement et chercher leur nourriture. A Etosha (et un peu partout ailleurs), cette dernière se fait rare pendant les longs mois secs d’hiver. Les animaux nocturnes tels que les ratels, les renards du Cap et les renards à oreilles de chauve-souris étendent leurs horaires de chasse jusqu’au matin. Les girafes repèrent particulièrement bien les félins et se dresseront au moindre danger. Les oiseaux tels que rossignols et étourneaux s’envoleront à la moindre menace, qu’il s’agisse d’un chat sauvage d’Afrique, d’une chouette ou d’un serpent.

 

Famille de girafes dans le 
Gondwana Kalahari Anib Park 
© Anouchka Boiteux
Renard à oreilles de chauve-souris
© Anouchka Boiteux
  • Midi : Certains animaux demeurent actifs. Les animaux des plaines s’abreuvent majoritairement entre 9h00 et 15h00. Les éléphants continuent de paître paisiblement. Les primates quant à eux cherchent leur nourriture pendant toute la journée, principalement dans les arbres. Les autres animaux profitent de la chaleur pour se reposer à l’ombre, faire la sieste ou terminer leur déjeuner. Bien que cette heure soit généralement considérée comme la plus décevante en termes d’observation de la faune, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas d’intéressantes découvertes à faire.
Eléphant d'Etosha reposant sa trompe 
© Anouchka Boiteux
Une femelle oryx et son petit 
© Jens Viëtor
  • Après-midi : La fin d’après-midi et le début de soirée sont en général bien plus excitants. Le coucher du soleil offre des scénarios photographiques à couper le souffle. Les félins adorent la saison sèche, lorsque les antilopes n’ont pas d’autre choix que de se diriger discrètement vers les points d’eau. Les hordes de buffles et d’éléphants se disputent le territoire. Les hippopotames émergent après une journée sous l’eau et rejoignent tranquillement la berge.
Mâle éléphant à Etosha 
© Anouchka Boiteux
Guêpier à front blanc au 
Namushasha River Lodge
© Anouchka Boiteux
  • Nuit : Souvent méconnus, les safaris de nuit sont à recommander. Les animaux nocturnes quittent alors leur cachette. Galagos, cobes des roseaux, léopards, renards à oreilles de chauve-souris, porcs-épics et ratels sont alors en pleine activité. Les créatures plus petites, comme la grosse souris, le chat à pieds noirs et la musaraigne musquée rouge pointent le bout de leur nez. Attention cependant, certaines régulations régissent les safaris nocturnes. A Etosha, de nombreux lodges organisent des safaris de nuit dans la partie ouest du parc, tandis que le Namib Desert Lodge propose une exaltante virée nocturne à la recherche des scorpions. Okaukuejo, Halali et Namutoni offrent l’opportunité d’un safari nocturne, tout comme de nombreuses autres réserves privées du pays. En mai 2020, Etosha King Nehale ouvrira ses portes dans la partie septentrionale du parc. Situé juste à côté de l’entrée, ce lodge rendant hommage aux merveilles culturelles de l’Ovamboland disposera également se son point d’eau privatif dans le parc d’Etosha.
Scorpion Walk dans le désert du Namib © Judy & Scott Hurd

Soyez attentif et ouvrez l’œil

Si vous conduisez vous-même, conservez une allure lente. Fixez votre regard sur les buissons lointains afin de repérer tout mouvement. Le camouflage naturel est essentiel pour la survie des animaux, qui sont tous à la fois prédateurs et proies. Dans certains habitats, leurs silhouettes et couleurs peuvent être difficiles à identifier. Les bruits et sons du règne animal jouent alors un rôle primordial lors d’un safari.

Avocette élégantes 
dans le lagon de Walvis Bay
© Anouchka Boiteux
Varan des steppes au Chobe River Camp 
© Anouchka Boiteux
Habitats

Certains animaux ont une préférence spécifique concernant leur lieu d’habitation. Avec 14 principaux types de végétation, la Namibie offre de multiples options. Les lions peuplent presque tous les types d’habitat. Les léopards ont quant à eux besoin de cachettes, non seulement pour attendre leurs proies, mais également pour la dissimuler ensuite au sommet d’un arbre, hors de portée des autres prédateurs. Les guépards eux aussi ont besoin de se cacher jusqu’à atteindre leur vitesse de pointe. Les hippopotames résident en eau profonde ; s’immerger entièrement permet à leur organisme de résister à la chaleur. Les rhinocéros blancs apprécient l’eau et les prairies pour pâturer, les arbres et la boue pour se rafraîchir. Les rhinocéros noirs préfèrent quant à eux les buissons denses et broussailleux, à proximité de l’eau et de la boue riches en minéraux nécessaires à leur toilette.

Cache-cache sur le fleuve Kwando © Beate Schwippert

Les éléphants se fondent parfaitement dans les buissons et peuvent facilement passer inaperçus, d’autant plus que contrairement aux apparences, ils sont particulièrement silencieux. Au Chobe River Campsite ou au Palmwag Lodge par exemple, il n’est pas rare de trouver au petit matin les empreintes d’une horde autour du campement, sans que ces doux géants n’aient perturbé votre sommeil le moins du monde. Ils se nourrissent des fruits, écorces, racines, feuilles et branches tendres des arbres mopanes ou moringas. Les girafes préfèrent bien sûr les arbres hauts, tandis que les buffles ont besoin d’eau tous les jours et se nourrissent d’herbes variées. On peut rencontrer le zèbre de Burchell dans les prairies, les plaines et les territoires dégagés avec peu d’arbres.

Cavalcades zébrées © Anouchka Boiteux

Les herbivores tels que le buffle et le gnou se nourrissent d’une variété importante d’herbes. Les antilopes peuplent différents habitats. Les mammifères comme le koudou, le guib harnaché ou l’oréotrague se nourrissent de plantes et de buissons de différentes tailles. On compte également parmi les mammifères herbivores l’antilope-cheval, le cobe à croissant, l’hippotrague noir et l’impala à face noire. Les élands sont des mammifères nomades difficiles à observer – à part peut-être au Kalahari Anib Lodge où ils sont très souvent au rendez-vous.

Un buffle et ses fidèles pics-bœufs © Gondwana Collection Namibia

En voiture

Ne conduisez jamais en direction des animaux ; avancez lentement et sur de courtes distances. Laissez suffisamment de place aux éléphants pour croiser votre chemin en toute sécurité, coupez votre moteur et éteignez tout autre objet bruyant. Les péchés capitaux du safari comprennent le fait de descendre du véhicule, de se redresser en effectuant des gestes brusques ou encore de se pencher par les fenêtres. L’avantage d’un safari organisé est que les véhicules utilisés sont spécifiquement conçus à cet effet, avec des sièges surélevés et une vue à 360°.

Klaxonner face à un animal est également formellement déconseillé. Les éléphants sont particulièrement sensibles au bruit. Ces dernières années, nous avons fait face à plusieurs cas où des conducteurs impatients ont dû expliquer à leur assurance pourquoi un éléphant ou un rhinocéros avait enfoncé leur voiture. Un couple particulièrement malchanceux avait garé son véhicule au bord d’une des rivières du nord du pays, avant de partir pour une promenade. Une horde d’éléphants est passée par là et a déclenché l’alarme de la voiture. Quelle ne fût pas leur surprise de découvrir un éléphant en train de retourner leur véhicule !

Distance et silence sont les maîtres-mots © Anouchka Boiteux

Patience

Prenez votre temps. N’hésitez pas à passer au moins une heure à observer un point d’eau intéressant. Observer les allées et venues des animaux peut vous permettre de repérer toutes sortes d’interactions fascinantes.

Okaukuejo © Anouchka Boiteux

Jumelles

Pour certains, une (bonne) paire de jumelles n’est pas forcément essentielle et peut toujours être partagée. Pour d’autres, cela n’est même pas imaginable. En effet, l’activité animalière, à Etosha par exemple, est souvent incessante. La plupart des gens ne veulent rien manquer de l’action, et certainement pas en perdant du temps à régler leurs jumelles après que quelqu’un d’autre les ait empruntées ! C’est pourquoi nous vous conseillons d’amener les vôtres… ou d’attendre votre tour. N’hésitez pas à régler le focus au maximum afin d’observer votre cible avec précision ; votre safari n’en sera que plus agréable. Les jumelles les plus plébiscitées pour les safaris sont les suivantes : 7 x 35, 8 x 32 et10 x 42.

Vue imprenable sur le Kwando depuis la Namushasha River Villa © A.M. Akachian

Appareils photo

Les appareils photo numériques sont simples d’utilisation. Nous vous recommandons d’utiliser des téléobjectifs, car il n’est pas toujours aisé de s’approcher suffisamment près des animaux. L’aube et le crépuscule offrent les meilleures lumières. Si possible, tournez le dos au soleil afin d’éviter les ombres sur les animaux. Mais n’oubliez pas : regardez d’abord, photographiez ensuite…

Coucher de soleil sur le Hakusembe River Lodge © Anouchka Boiteux

Enfin, le point fort de bon nombre de safaris est l’observation des « Big 5 » ; buffle, éléphant, léopard, lion et rhinocéros blanc. Ils sont tous visibles en Namibie, rarement durant le même safari cependant. La Namibie est si diverse ; repérez également les autres merveilles cachées dans la nature. Oiseaux, insectes, fleurs, arbres et végétaux jouent tous un rôle essentiel dans l’écosystème namibien et méritent toute votre attention. A la fin de votre safari en Namibie, ce sera à votre tour de partager vos découvertes avec les nouveaux venus, avant même qu’ils ne déballent leurs affaires !

« On n’a pas deux cœurs : un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas. » Lamartine

Et vous, avez-vous déjà effectué un safari en Namibie ou ailleurs ? Quel animal rêveriez-vous de pouvoir observer dans la nature ?

Auteur: Anouchka Boiteux – Tombée amoureuse de la Namibie, voilà maintenant plusieurs mois que j’ai quitté ma France natale pour rejoindre cette lointaine contrée. Passionnée d’écriture et de voyages, je vous invite à découvrir les richesses de ce pays méconnu.

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