Bienvenue au Hakusembe River Lodge.

Quand il s’agit d’une escale d’une nuit en route vers la région du Zambèze, je choisis généralement l’un de mes endroits préférés où séjourner. Et enfin, une seule nuit devient presque toujours deux ou trois nuits. La vue depuis le balcon sur le fleuve Okavango et la cuisine exceptionnelle ne sont pas la raison principale de ce chanceux changement de notre itinéraire.

Au début de mon séjour, je passais mon temps à me promener autour du lodge à la recherche d’oiseaux « de jardin ». Je me suis vite rendu compte qu’ici, au Hakusembe River Lodge, il ne s’agit pas que de l’observation des oiseaux « de jardin », mais aussi de fleuve, de plaine inondable, de région boisée, ainsi que l’opportunité de profiter du point de vue depuis le restaurant. Pendant que ma famille se détendait, et ne faisant rien d’autre qu’observer les arbres (ma femme), nager (ma fille) et travailler (mon autre fille), je traînais à la recherche d’oiseaux. En fait, me réveiller le matin et entendre un martin-chasseur du Sénégal (Halcyon senegalensis) m’appeler pour venir jeter un œil à leur nid dans un arbre Terminalia, à peine à 20 mètres de mon bungalow, n’est pas un gros travail. En vérité, ils chantent toute la journée sans pause. Les oiseaux, pas ma famille.

Martin-chasseur du Sénégal (Halcyon senegalensis) © Pompie Burger

En toute honnêteté, le concert de chants d’oiseaux tôt le matin fait vibrer les cordes sensibles de chacun et de chacune sans aucun doute. Les coucals, aigles pêcheur d’Afrique, tourterelles et, plus tard, le duo des gonoleks à ventre blanc (Laniarius bicolor) n’en sont que quelques-uns. Le coucou noir (Cuculus clamosus) semble avoir toujours des problèmes – on dirait que son appel déplorable se traduit par « Je suis si triste », ce qui continue presque 24 heures sans interruption. Le Gladiateur de Blanchot (Malaconotus blanchoti) semble également aimer les jardins, mais se met toujours à une distance de sécurité dans les arbres. Pour les ornithologues novices, qui n’ont pas forcément l’œil exercé pour regarder dans les arbres, la corvinelle noir et blanc (Urolestes melanoleucus), et deux types de turdidés et dicruridés, nettoyant sans relâche le jardin de tout insecte local, se trouvent généralement sur la pelouse.

Gladiateur de Blanchot (Malaconotus blanchoti) © Pompie Burger

Au printemps, lorsque les Peltophorums commencent à fleurir, les Souimanga de Mariqua (Cinnyris mariquensis) entrent sur scène et vous divertiront avec une joie infinie, sautant d’une fleur à l’autre en suçant le nectar. Il est presque visible la manière comme les arbres rapetissent de minute en minute, car leur jus s’épuise progressivement. La nuit, l’appel du Grand-duc africain (Bubo africanus) et de la Chouette africaine (Strix woodfordii) sont la preuve que certaines espèces ne font leurs devoirs que la nuit tombée.

Souimanga de Mariqua (Cinnyris mariquensis) © Pompie Burger

Assis sur les rives de l’Okavango, on peut observer le trafic constant de cormorans, de dendrocygnes veufs (Dendrocygna viduata) et de becs ouverts africains (Anastomus lamelligerus) le long du fleuve devant le deck. Le couple reproducteur d’Anserelles naines (Nettapus auritus) juste en face du côté ouest du deck le long des berges du fleuve permettra une vue rapprochée de ces beaux oiseaux. Si vous aimez les fauvettes et autres petits OVNIS, les roseaux le long de ces rives peuvent tester vos compétences et votre patience, au cas où votre connaissance de ces oiseaux serait aussi limitée que la mienne.

Becs ouverts africains (Anastomus lamelligerus) © Pompie Burger

La raison principale pour laquelle nous avons commencé à prolonger nos visites à Hakusembe River Lodge, c’est parce que nous avons commencé à explorer les plaines inondables autour du lodge. Outre les régions boisées intactes des bois d’arbres Terminalia et un grand nombre de gardénias – une joie à voir et à sentir au printemps – la vie des oiseaux, lorsque les plaines inondables se remplissent, est un spectacle à ne pas manquer. Le long des plaines inondables, les glaréoles à collier (Glareola pratincole) sont des visiteurs migrants courants. De grands troupeaux de becs ouverts africains donnent un joli contraste aux nénuphars blancs qui recouvrent les plaines inondables. Les canards à bosse (Sarkidiornis melanotos) sont également assez communs. Dans les zones où l’herbe est longue, nous avons vu un Blongios de Sturm (Ixobrychus sturmii) essayant de se cacher avec son cou tendu et les grenouille-taureaux essayant d’échapper aux habitants, qui les ramassaient. Par hasard, j’ai entendu une Bécassine double (Gallinago nigripennis) jamais vue auparavant dans les plaines inondables, mais après des heures de recherche, nous nous sommes rendu compte que c’était l’un des grenouille-taureaux. Dans les bassins d’eau les plus permanents, les crabiers à ventre roux (Ardeola rufiventris) sont un must à rechercher, ainsi que les rhynchées peintes (Rotratula benghalensis).

Blongios de Sturm (Ixobrychus sturmii) © Pompie Burger

Une croisière fluviale au coucher du soleil, selon vos préférences, pourrait être une expérience très fructueuse en ce qui concerne l’observation des oiseaux d’eau et de plage. Si vous aimez les apéritifs, cela peut aussi être divertissant, mais en ce qui concerne les oiseaux, cela pourrait s’avérer un gaspillage. Hormis le bétail Nguni du côté angolais du fleuve, le martin-pêcheur géant (Megaceryle maxima) et le martin-pêcheur pie (Ceryle rudis) sont communs.

Quoi que vous fassiez lors de votre visite à Hakusembe, ne loupez jamais un tour autour du lodge dans les plaines inondables, c’est-à-dire, si vous aimez les oiseaux, les arbres et les fleurs. Avez-vous déjà vu des oiseaux spécifiques à Hakusembe River Lodge ? Partagez votre expérience d’observation des oiseaux avec nous dans les commentaires ci-dessous.

 

Auteur : Pompie Burger

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