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Alain Lescurat

Solidarité !

En Afrique, on s’entraide. Si quelqu’un a un problème, d’autres vont venir l’aider. Cela est particulièrement vrai sur les pistes.

Deux petites anecdotes personnelles :

Panne : Un jour, sur la B6 vers Gobabis, je m’arrête sur une aire pour satisfaire un besoin naturel. Il y avait un très vieux pick-up, capot moteur relevé. Et à coté, un vieux monsieur manifestement local. Je vais le voir. Il me dit : je suis en panne et mon téléphone n’a plus de batterie. Je ne peux pas appeler mon frère pour qu’il vienne me chercher. Je lui ai passé le mien et il a pu passer son appel au secours. Le temps que le frère arrive, ce monsieur m’a raconté sa vie, la vie des namibiens, ses opinions politiques, etc. En une heure, j’en ai plus appris sur la Namibie qu’en dix ans.

Ça se répare, non ? © Nela Shikemeni
 

Intempéries : Un jour de Décembre, j’arrive à Solitaire depuis le Sud, allant vers Swakopmund sur la C14. Il pleuvait fort ! Une bonne vingtaine de voitures stationnaient devant la boulangerie (la plupart sud-africaines avec des remorques de camping), et des gens discutaient. Je vais aux renseignements. On me dit qu’il pleut fort dans l’Est et que le Kuiseb (rivière éphémère) coule, le Kuiseb Pass est donc infranchissable ! Alors, collégialement, nous avons décidé de former un convoi pour remonter vers Windhoek par le Spreetshoogte Pass pour trouver le premier pont au-delà de Nauchas. A noter, que ce Pass (col) est très dangereux à cause de grandes dalles particulièrement glissantes. Et qu’en bas, un grand panneau indique qu’il est interdit aux véhicules avec remorques. Tout le monde est arrivé en haut, même ces dernières. L’esprit du Grand Trek ?…

© Ron Swilling

Conduite à tenir avec la police

Il y a des barrages de police à l’entrée des grandes villes. Ils sont signalés de loin, mais faites attention quand même à ne pas vous faire surprendre et arriver trop vite. Leur utilité est surtout d’éviter l’immigration clandestine et la contrebande. Si vous êtes arrêté, restez poli et souriant : « Good day, Sir ». On peut vous demander votre permis de conduire et parfois votre passeport. Ayez en votre possession un permis international de préférence, ou au moins un permis traduit en anglais. Cela n’ira pas plus loin, et souvent, on vous laissera passer sans arrêt au vu de la plaque de votre voiture.

Si vous avez commis une infraction (vitesse ou phares éteints par exemple) et êtes arrêté, adoptez le même comportement – sourire et discussion sur la pluie, le beau temps, n’importe quoi. Allez chercher une bouteille d’eau (ou autre) dans la voiture par exemple. Pas de contestation directe. En Afrique, tout est verbal, alors faites du verbal pour essayer d’amener le policier à vous pardonner votre infraction. Le policier vous sera toujours gré de votre politesse et urbanité.

© Anna Heupel

Conduite à tenir avec la police

Il y a des barrages de police à l’entrée des grandes villes. Ils sont signalés de loin, mais faites attention quand même à ne pas vous faire surprendre et arriver trop vite. Leur utilité est surtout d’éviter l’immigration clandestine et la contrebande. Si vous êtes arrêté, restez poli et souriant : « Good day, Sir ». On peut vous demander votre permis de conduire et parfois votre passeport. Ayez en votre possession un permis international de préférence, ou au moins un permis traduit en anglais. Cela n’ira pas plus loin, et souvent, on vous laissera passer sans arrêt au vu de la plaque de votre voiture.

Si vous avez commis une infraction (vitesse ou phares éteints par exemple) et êtes arrêté, adoptez le même comportement – sourire et discussion sur la pluie, le beau temps, n’importe quoi. Allez chercher une bouteille d’eau (ou autre) dans la voiture par exemple. Pas de contestation directe. En Afrique, tout est verbal, alors faites du verbal pour essayer d’amener le policier à vous pardonner votre infraction. Le policier vous sera toujours gré de votre politesse et urbanité.

© Anna Heupel

Une petite anecdote personnelle :

Un jour, je conduisais la voiture de ma fille avec toute la famille dedans. Au sud d’Otjiwarongo sur la B1, je me fais arrêter par un policier. Il me montre l’écran du radar : 136 km/h. Rien à contester… Voyant que j’étais en difficulté, ma fille est arrivée avec sa toute petite sous le bras.

« Sir, dites que c’est moi qui conduisais, sinon il nous faudra retourner à Otjiwarongo. Non, dit le policier, c’est Monsieur qui conduisait (moi). Sir, je dois ce soir m’occuper de mes enfants à Windhoek, après il sera très tard. » Et le policier au grand cœur, nous a laissé filer.

Si je raconte cette histoire, c’est aussi parce que j’ai toujours le visage de ce policier dans ma tête. Il était tout seul, loin dans le bush, derrière son radar, un dimanche, et était simplement un humain.

Un petit souci :

Depuis peu, on signale sur certains forums de voyageurs que du côté d’Otjiwarongo sur la B1, certains policiers cherchent à obtenir une rétribution personnelle pour ne pas verbaliser le non-allumage des phares (difficile à contester ou à prouver). Si cela se produit, la conduite à tenir est la même, pas de confrontation directe. Et discuter, discuter de n’importe quoi, à voix haute, jusqu’à ce que le policier comprenne qu’il doit arrêter son chantage.

Tenté(e) par une telle expérience ? Louez une voiture par ici.

Lisez aussi : Conduire en Namibie – Partie I

Auteur: Alain Lescurat est un Français tombé amoureux de la Namibie. Durant son temps libre, il a commencé à noter toutes ses expériences namibiennes, ce qui lui a permis de développer au fil des années un guide touristique à part entière sur la Namibie.

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