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Alain Lescurat

La première règle est la suivante :

Prudence sur la route

La limite légale de vitesse sur les routes goudronnées (tar roads) est 120 km/h et sur les pistes (gravel roads), elle descend à 80 km/h. De plus, il est depuis peu obligatoire d’allumer ses phares quand on roule hors ville. Sur les routes goudronnées, attention à ne pas dépasser la limite, ce qui est tentant sur ces lignes droites infinies. Mais ça ne rigole pas. Il y a de nombreux radars, et surtout ne pas essayer de circonvenir le policier si on se fait prendre – cela peut vous emmener en prison. De plus, pour les étrangers, l’amende n’est payable qu’en liquide au commissariat de la ville de rattachement du policier, ce qui peut vous faire beaucoup de kilomètres en arrière, et si en plus c’est un dimanche, bon courage ! On lève donc le pied et on conduit à la cool !

Un arrêt conseillé à la Canyon Roadhouse
© Gondwana Collection Namibia

Rouler PRUDEMMENT sur piste

Les pistes sont excellentes, mais dangereuses car on croit pouvoir rouler vite. Grave erreur !

Le gravier se comporte comme un roulement à billes sous les pneus. Imaginez que vous conduisez sur la neige. Tant que l’on va tout droit, tout va bien. Mais le moindre incident (et ils sont nombreux) oblige à freiner ou à donner un coup de volant et là, cela peut très vite finir en tonneaux et en virée dans le décor.

L’incident le plus courant est la piste en « tôle ondulée » ; dès qu’on la sent, il faut ralentir en lâchant l’accélérateur. Sinon, la voiture va se mettre à « flotter » et on ne contrôle plus rien. Surtout, ne pas freiner brutalement. Les creux de traversée de rivières à sec sont aussi dangereux, même en saison sèche, car il peut y avoir un trou au fond, et celui-ci n’est souvent visible qu’au dernier moment. Donc, on ralentit dès que l’on voit un creux sur la piste. En résumé, il faut garder l’œil au loin pour détecter les obstacles éventuels, animaux compris.

La piste en route vers l'Omarunga Epupa-Falls Camp
© Gondwana Collection Namibia

Les véhicules 4x4 sont particulièrement dangereux, lourds, hauts, mal suspendus, très sensibles à la pression des pneus. Certains loueurs de voiture utilisent un enregistreur de vitesse (mouchard qui indique aussi la position). Au-delà des limites de vitesse officielles, vous n’êtes plus couverts par l’assurance. Chez le loueur Namibia2Go, ces mouchards permettent aux équipes de vous localiser en cas d’accident pour intervenir dans les plus brefs délais.

Surveillez également le gonflage des pneus. Moins gonflés, la tenue de route sur piste est la meilleure, mais il a plus de risque de crevaison. Trop gonflés, cela rentre en résonance sur la tôle ondulée. La conduite sur tôle ondulée est particulière. Soit on fonce (comme dans le film « Le salaire de la peur ») pour trouver la bonne résonance des roues. Mais cela est impossible pour le conducteur normal. Soit on ralentit à 40 km/h maximum et on cherche les zones moins ondulées, qui sont en général en bord de piste, quitte à zigzaguer d’un bord de la piste à l’autre. Et là, gare aux gros cailloux, bouts de bois et/ou trous. Tout un art !

Sur piste, vous vous ferez doubler par des fermiers locaux ; facilitez-leur le passage sans essayer de les suivre. Ils sont chez eux, connaissent la piste par cœur, et conduisent des 4x4 lestés par des sacs de sable à l’arrière. Gardez un œil sur le rétroviseur : ils se signalent par un nuage de poussière au loin, mais peuvent arriver très vite jusqu’à vous. Relativisons cependant ; en une heure de route, vous en croiserez surement un ou deux tout au plus…

On peut rencontrer toutes sortes de voyageurs.
© Ron Swilling

Le risque d’accident est très faible si vous conduisez prudemment sur piste. Il augmente de manière exponentielle si vous faites le fou ! Ce qui veut dire, en gros, dépasser les 70 km/h quand la piste est roulante ou freiner brutalement devant un obstacle.

Quand on croise une voiture sur piste, il est conseillé de mettre sa main sur le pare-brise ; cela évite que l’impact d’un gravier ne se propage en fissure. Et puis, ne tentez pas le hors-piste. Cela peut vous coûter cher en dommages au bas de caisse.

Dans tous les cas, répétition : y aller mollo ! Chaque semaine, il y a à Swakopmund, un semi-remorque qui récupère les voitures accidentées dans le Namib et les ramène à Windhoek. Ce n’est pas un beau spectacle ! Soyez aussi très attentif sur les « salt roads » de la côte (pistes construites à base de sable salé), en particulier le matin quand elles sont humides. On peut rouler très vite tant elles sont lisses, mais c’est comme du verglas.

L’une des raisons du prix élevé des locations et des assurances en Namibie est la fréquence des accidents dus à des touristes inconscients. En résumé, le réseau routier est excellent et bien entretenu, même en saison des pluies, et il y a peu de risques si l’on ne se laisse pas griser par la vitesse. Pour vous le rappelez, vous croiserez des radars même dans de petits villages et bien planqués. Et ça coute très cher.

Au cas où vous ne souhaiteriez pas conduire vous-même, optez pour un 
circuit guidé avec Safari2Go. © Gondwana Collection Namibia

Auteur: Alain Lescurat est un Français tombé amoureux de la Namibie. Durant son temps libre, il a commencé à noter toutes ses expériences namibiennes, ce qui lui a permis de développer au fil des années un guide touristique à part entière sur la Namibie.

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