+264 61 427 260 info@4coinsnamibie.com
Anouchka Boiteux

Familier ou non de notre belle Namibie, vous avez sûrement déjà entendu parler d’Etosha. Le nom « Etosha » signifie « la grande place blanche », ou encore « la place du vide » dans la langue locale. Comment décrire autrement cette vaste étendue salée de près de 4’760 km2, déclarée réserve de biodiversité en 1907 ? Etosha, un immanquable des circuits namibiens, un territoire préservé, un paradis pour le règne animal et pour ceux qui souhaitent s’en approcher au plus près. Que vous vous apprêtiez à rejoindre le cercle des chanceux ayant croisé la route des lions du parc, que vous soyiez à la recherche d’astuces pour profiter au maximum de votre safari ou que vous souhaitiez simplement assouvir votre curiosité, suivez le guide…

Lionnes espiègles © Anna Heupel
1. Choisissez le bon point d’entrée

Sans mauvais jeu de mot, vous pouvez très bien rejoindre le parc national d’Etosha depuis les 4 coins de la Namibie. Sachant que le parc dans son entièreté s’étend sur quelques 22’935 km2, mieux vaut ne pas rater le coche, n’est-ce pas ? Si vous arrivez depuis Windhoek ou les dunes rouges du Kalahari, vous pouvez rejoindre Anderson Gate, la porte d’entrée sud du parc. Il vous suffit de suivre la route C38 depuis Outjo. A l’est, vous trouverez le Von Lindequist Gate desservi par la route B1 via Tsumeb. En direction du sud-ouest, le Galton Gate vous permet de relier Kamanjab. Depuis les régions du Zambèze et du Kaokoland, le King Nehale Gate est le point d’entrée idéal et vous attend à seulement 106 km de Ondangwa.

Le bon conseil : Les portes du parc ouvrent au lever du soleil et se ferment à son coucher. De ce fait, les horaires diffèrent d’une saison à l’autre, alors prenez vos précautions. A moins que vous ne souhaitiez passer la nuit au milieu des fauves…

© Nela Shikemeni
2. Réglez les frais d’entrée

Vous avez trouvé le bon point d’accès et êtes fin prêt(e) à débuter votre aventure Etosha ? Il ne vous reste plus qu’à dégainer votre porte-monnaie avant de revêtir votre casquette d’explorateur. Eh oui, toutes les belles choses ont un coût…

Le bon conseil : Oubliez la carte de crédit et pensez à retirer suffisamment d’argent liquide. Pour les plus têtes-en-l’air, pensez aux stations-service qui proposent souvent des distributeurs d’argent.

© Anna Heupel
3. Un nid douillet pour un séjour inoubliable

A Etosha, vous n’avez qu’à faire votre choix. Et ce ne sont pas les options qui manquent ! Si vous préférez séjourner à l’intérieur du parc, au plus près des points d’eau tant appréciés des animaux, plébiscitez les Dolomite Camp, Halali Camp, Namutoni Camp, Okaukuejo Camp, Olifantsrus Camp et Onkoshi Camp. Pour une expérience plus intime et moins touristique, découvrez les Etosha Safari Lodge, Etosha Safari Camp, Etosha Safari Camping2Go et le tout nouveau Etosha King Nehale qui ouvrira ses portes en juillet 2020.

Le bon conseil : N’oubliez pas que le parc national d’Etosha est l’un des lieux les plus visités de Namibie. Certains lodges se réservent au moins un an à l’avance en fonction de l’emplacement et de la période. Que vous planifiiez votre voyage vous-même ou que vous préfériez faire confiance aux experts de Cardboard Box, ne perdez pas de temps !

Etosha Safari Lodge © Nela Shikemeni
4. Des animaux, s’il-vous-plait !

Parce qu’après tout, c’est très certainement la raison de votre venue. La meilleure saison pour observer les animaux s’étale de mai à septembre. Les safaris de l’après-midi ne sont pas en reste, même si le point du jour est définitivement notre moment favori. A Etosha, vous pouvez espérer croiser la route de koudous, springboks, éléphants, lions, rhinocéros, léopards, girafes, zèbres de Burchell, oryx, élands, dik-diks de Kirk, chacals et bien d’autres encore…

Gracieuse girafe © Nela Shikemeni

Les animaux se regroupent bien souvent aux points d’eau, notamment pendant la saison sèche (en hiver). Ne manquez pas cependant d’ouvrir l’œil sur le trajet pour repérer cette antilope ou ce félin si bien camouflé dans les buissons. Comme on dit en Namibie : pour un animal de repéré, ce sont dix autres qui nous observent ! Que vous circuliez avec guide ou en autonomie, veillez à rester sur les pistes balisées, ne dépassez pas les 50 km/h et surtout, ne sortez pas de votre véhicule (non non, même pour capturer ce cliché parfait en vous penchant par la fenêtre).

Le bon conseil : La plupart des lodges propose une sélection de guides animaliers qui vous permettent de reconnaître les animaux que vous repérez. N’hésitez pas à les emprunter avant de prendre la route… et n’oubliez pas de les rendre ensuite pour faire d’autres heureux ! De même, demandez à la réception une liste des animaux observables dans le parc que vous pourrez cocher au fur et à mesure – un beau souvenir à ramener à la maison.

Bébé zèbre songeur © Anna Heupel
5. Chuuut…

Ça y est ! Vous avez repéré votre premier animal. Et non, cette fois-ci, ce n’est pas un buisson qui vous joue des tours. Coupez le moteur de votre véhicule et savourez en silence ce moment magique.

Le bon conseil : Il arrive que des animaux décident de traverser la route quelques mètres seulement devant vous. Réagissez avec modestie, arrêtez-vous et attendez votre tour. Ne tentez en aucun cas de forcer le chemin ni de klaxonner. Après tout, nous sommes les invité(e)s de nos hôtes.

"Zebra crossing" © Anna Heupel
6. La flore aussi mérite votre attention

Etosha, ce n’est pas seulement des animaux qui évoluent paisiblement en totale liberté. C’est avant tout un territoire naturel à la biodiversité intacte et préservée. Au nord-ouest du parc, vous pourrez admirer une forêt d’arbres mopanes (Colophospermum mopane), aussi appelés Omusati dans la langue locale Aawambo. Vous voyez cet arbre vert aux feuilles caduques en forme de cœur ? C’est lui ! Les autres espèces notables sont le moringa d’Afrique (Moringaovalifolia) et le Combretum apiculatum dont les feuilles riches en nutriments sont un délice pour les animaux. A repérer également, l’acacia d’eau (Acacia nebrownii) et l’acacia-trompette (Catophractesalexandri).

Le bon conseil : Est-il vraiment nécessaire de préciser que toutes les espèces végétales du parc sont protégées et qu’il est formellement interdit de cueillir, récolter, arracher quelque plante ou graine que ce soit ? Alors on réfrène ses envies et on admire avec les yeux.

Un camouflage efficace © Anna Heupel
7. Partir sans laisser de trace

Les parcs nationaux de Namibie sont des territoires préservés et tout est mis en œuvre pour qu’ils le restent. Alors apportez votre pierre à l’édifice en collectant tous vos déchets et en laissant le moins de traces possible de votre présence.

Le bon conseil : La majorité des lodges dispose d’un système de tri et de valorisation des déchets. N’hésitez pas à faire connaissance avec toutes ces charmantes poubelles multicolores avant de vider vos déchets dans la première venue.

Oryx © Nela Shikemeni

Alors c’est vrai ; il y a peu d’endroits dans le monde où l’on peut admirer une telle richesse naturelle. A quand votre tour ?

Avez-vous déjà visité le parc national d’Etosha en Namibie ? Qu’est-ce qui vous a le plus émerveillé ? Quels conseils donneriez-vous aux visiteurs futurs ? Quelle rencontre animale rêveriez-vous d’y faire ?

 

Auteur: Anouchka Boiteux – Tombée amoureuse de la Namibie, voilà maintenant plusieurs mois que j’ai quitté ma France natale pour rejoindre cette lointaine contrée. Passionnée d’écriture et de voyages, je vous invite à découvrir les richesses de ce pays méconnu.

Abonnez-vous à notre newsletter

Recevez nos derniers articles et bons plans directement dans votre boîte mail pour préparer votre voyage et ne rien manquer de l'actualité namibienne.

Pin It on Pinterest

Share This